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Ajami

by Magali Van Reeth last modified 2010-04-07 17:14

Scandar Copti et Yaron Shani

Israël, 1h58, 2009. Festival de Cannes 2009, Quinzaine des réalisateurs. Meilleur film au Cinemed de Montpellier 2009.

Shakir Kabaha, Ibrahim Frege, Fouad Habash.

07/04/2010

Quartier de la ville israélienne de Jaffa, Ajami est un lieu où vivent et se côtoient des communautés culturelles et religieuses bien différentes. Un film audacieux pour dire la difficulté de vivre ensemble.

Scandar Copti et Yaron Shani sont deux jeunes réalisateurs israéliens qui ont portés pendant plusieurs années le projet de ce film. Tourné avec des acteurs non-professionnels et dans des situations quasi-documentaires, le film est construit avec brio et dégage une énergie explosive… On utilise avec précaution le mot, tant il est lié à la situation particulière que vivent les habitants d'Israël et des territoires palestiniens. A l'aide d'un montage aussi tendu que la plupart de ses personnages, Ajami pénètre au cœur de la violence ordinaire. Découpé en 5 chapitres, chacun centré sur un événement particulier, le film met en scène les habitants d'Ajami. Juifs, musulmans, chrétiens, Palestiniens ou Israéliens, ils cohabitent avec difficulté sur le même territoire. La violence est omniprésente, dans toute relation, y compris au sein de la famille. La vengeance et l'argent sont la loi et le pouvoir, et sèment la terreur par un engrenage aussi stupide qu'infernal. Comment vivre alors quand on est amené à détester son voisin ? La plupart des jeunes gens, protagonistes du film, n'auront même pas le temps de se poser la question. Par une succession de petits gestes, de malentendus, de méprises et d'erreurs qui s'enchainent toujours vers une issue tragique, ils vont mourir. Concentré de ce qui se vit au quotidien en Israël et dans les territoires occupés, Ajami montre combien la situation politique complexe rejaillit forcément sur les individus. A moins que ce ne soit la complexité du vivre ensemble entre juifs, musulmans et chrétiens, ou entre Arabes et Européens, ou entre riches et pauvres, qui poussent les hommes politiques dans leurs extrémités les plus violentes. Le constat dressé par Scandar Copti et Yaron Shani est terrible. Autant le film est réussi par la finesse de sa construction, son montage puissant et le jeu pertinent des acteurs, autant son message est désespéré. Ajami ne laisse aucune lueur d'espoir qui pourrait apaiser cette violence inouïe qui règne dans ces états et entre les individus qui y vivent, rien qui pourrait faire taire la colère, semer la tolérance ou baisser le fusil pointé… Et il est peut être salutaire que deux jeunes réalisateurs se dégagent de tout angélisme pour dénoncer que la Terre sainte des trois religions monothéistes est d'abord un lieu de conflits inextricables. Magali Van Reeth Signis

Ajami
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