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Capitalism, a Love Story

by Magali Van Reeth last modified 2009-11-17 15:52

Michael Moore

Etats-Unis, 2h06, 2009. Sélection officielle, Mostra de Venise 2009.

documentaire

25/11/2009

Avec une capacité de réaction assez étonnante, le pourfendeur des dérives du capitalisme revient déjà avec un film sur les contre-coups de la crise financière aux Etats-Unis.

On peut tout reprocher à Michael Moore : sa naïveté, sa fourberie, son sens trop développé de la provocation, ses arguments coup de poing, ses images trop faciles, ses compromissions et la façon parfois peu élégante dont il utilise l'émotion réelle des personnes rencontrées pour parvenir à ses fins… Mais de film en film Michael Moore reste inlassablement aux côtés des classes moyennes, celles qui ont forgées l'Amérique de nos rêves. Le progrès technique rimait alors avec mieux vivre, la consommation avec enrichissement personnel, accès à l'éducation et du travail pour tous. A partir des années 1980, cette classe moyenne a commencé à vaciller par la base, c'est-à-dire, le monde ouvrier. Au chômage, Michael Moore prenait une caméra pour faire Roger et moi (1989), le premier documentaire d'une longue série qui allait amener à une palme d'or à Cannes en 2004 avec Fahrenheit 9/11. Si en Europe et dans le reste du monde, Michael Moore a une audience plus forte que dans son pays, c'est aussi parce qu'il dénonce ce qui est le fondement même des Etats-Unis : un territoire immense où chacun peut faire ce qu'il lui plait, armes à la main pour se défendre contre qui voudrait empiéter sur ce qu'il estime être son droit. La libre entreprise, une société capitaliste fondée sur le mérite et la réussite, ou la liberté sans l'égalité ni la fraternité. Michael Moore et des millions d'Américains y croyaient, le système leur semblait juste… jusqu'au moment où ils en furent exclus. Dans Capitalism, a Love Story, Moore va à la rencontre de ceux qui ont perdu leur maison parce que des financiers les avaient incités à s'endetter plus pour gagner plus. Comme toujours, son bon sens est au service des petits, des ignorants, de ceux qui se battent pour vivre dignement, pour conserver leur travail, leur résidence. La nouveauté, c'est peut être la présence de prêtres et responsables de l'Eglise catholique qui viennent rappeler le message du Christ auprès des plus pauvres. Même si on sait que les grands banquiers se sont, depuis, refait une santé, que le grand capital a encore de beaux jours devant lui et que le nouveau président des Etats-Unis, si populaire, a du mal à faire accepter à tout un pays une nouvelle politique sociale, on est heureux que Michael Moore croit encore qu'un documentaire peut changer le monde ! Magali Van Reeth Signis

Capitalism, a Love Story
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