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La Colline aux coquelicots

by Magali Van Reeth last modified 2012-01-09 13:52

Goro Miyazaki

Japon, 2011, 1h31 tout public à partir de 10 ans.

tout public à partir de 10 ans.

11/01/2012

Avec un très beau graphisme, une histoire d'adolescence un brin mélancolique mais où les raisons d'espérer sont nombreuses.

Il n'est sans doute pas facile de faire des films d'animation quand on est le fils du célèbre réalisateur japonais Hayao Miyazaki. Ou peut être que si… Toujours est-il que ce second long métrage de Goro Miyazaki est une belle réussite, beaucoup plus convaincante que son premier, Les Contes de Terremer, sorti en 2008. La Colline aux coquelicots se démarque clairement de l'univers du père et il vaut mieux le savoir avant d'y inviter de trop jeunes enfants : ils risquent de s'ennuyer ferme dans cette histoire où il n'y a ni monstre fantastique, ni aventure ! C'est avant tout un film d'ambiance et il nous plonge délicieusement dans une époque révolue mais pas si lointaine, le Japon à la veille des Jeux olympiques de 1964. Les personnages principaux sont deux lycéens de Yokohama, Umi, la jeune fille, et Shun, le garçon. Au sortir des traumatismes de la deuxième guerre mondiale, le pays est en plein bouleversement et la contestation politique est présente dans les établissements scolaires. C'est donc sur fond de révolte et de désir d'indépendance qu'Umi et Shun vont se rencontrer. Avec le graphisme propre au studio Ghibli, le réalisateur nous amène au plus près du quotidien des personnages. Les rites de la cuisine, du vieux réchaud à gaz à la boîte à riz carrée, l'aménagement intérieur des maisons, avec ses cloisons de papier, les rues en pente où on conduit à gauche, les étals de marché au crépuscule, tous les détails annexes au déroulement de l'histoire sont autant enchantement que dépaysement ! Ils ancrent Umi et Shun dans une réalité palpable et lorsqu'ils croquent dans un beignet, on salive avec eux. On tremble aussi dans cette fin d'adolescence où il faut à la fois gérer les émois amoureux et les grandes questions existentielles qui secouent leur entourage. Que faut-il garder de la culture ancienne ? Qui sont nos pères ? Quelle place pour les femmes dans cette nouvelle société ? Comme dans beaucoup de films d'animation japonais, on peut regretter les grands yeux ronds de tous les personnages mais on est vite sous le charme des plans plus larges, la mer où les paquebots croisent les petits bateaux de pêcheurs, la ville accrochée aux pentes qui semble aussi scintiller et le raffinement de la végétation. Comme dans beaucoup de films japonais, la catastrophe n'est jamais loin et le bonheur est toujours teinté de mélancolie. La Colline aux coquelicots est un film où il y a beaucoup à voir et à contempler, où le charme opère avec une grâce tranquille et où les personnages se construisent, comme dans la vraie vie, entre la douleur de la perte et la force de l'espérance. Magali Van Reeth Signis

La Colline aux coquelicots
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