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Lake Tahoe

by admin last modified 2008-07-21 09:15

Fernando Eimbcke

Mexique, 1h21, 2007. Sélection officielle Sundance, prix Fipresci Berlinale 2008, et sélection Semaine de la critique au Festival de Cannes 2008.

Diego Cataño, Héctor Herrera, Daniela Valentine, Juan Carlos Lara

16/07/2008

Venu du Mexique, un très beau film sur le deuil et l'adolescence à travers une journée étrange dans la vie d'un jeune homme de 16 ans.

Les premières images du film sont saisissantes : une voiture rouge en panne, une route dans un désert, un très jeune conducteur. Que fait-il là ? Pourquoi a-t-il eu un accident ? Lake Tahoe est un film intense et bref, comme un concentré de ce que le cinéma peut faire de mieux. Beaucoup de longs plans fixes où les événements, même les plus infimes, se déroulent sous nos yeux. Très peu de portraits rapprochés, le spectateur est à juste distance du personnage pour en décrypter le cheminement dans le temps et dans l'espace. Le personnage principal est Juan, un jeune homme de 16 ans. On le découvre au fur et à mesure de son itinéraire, de ses rencontres. Un long chemin, qui va durer toute une journée, pour réparer sa voiture mais surtout, pour essayer de réparer les blessures de sa propre vie. Ni Juan, ni les spectateur, personne n'ira au lac Tahoe. Tout le film est tourné à Puerto Progreso, dans les paysages du Yucatan magnifiés par Alexis Zabé, directeur de la photographie. Le lac Tahoe est pour Juan un morceau de rêve, une pièce tangible du monde d'avant. Au Yucatan où se déroule la vraie vie, dans cet horizon lumineux et dépouillé, le film maintient constamment une ligne horizontale suivie par le personnage principal. Le parcours de Juan se déroule en deux temps. Tout à sa maladresse, il va se heurter au silence des autres et à leur disparition. Puis, effectuant le parcours dans l'autre sens, il va dénouer et réparer pour enfin repartir, au moins avec la voiture, dans le bon sens. Sous l'apparente simplicité de Lake Tahoe se cache une très belle histoire de deuil et le talent d'un grand cinéaste. Fernando Eimbcke : Ce que je vise, et c’est une chose qui peut me prendre des années, c’est de faire du cinéma dans une forme pure, un cinéma dans lequel la chose la plus importante est la signification finale que l’on obtient en mettant une image après l’autre et ainsi de suite. C’est ma vraie quête : revenir aux bases et tirer le plus possible des vrais fondements et éléments du cinéma. Quand on élimine toutes les choses superflues, on peut se concentrer sur l’histoire que l’on raconte et ce qui arrive à vos personnages. L'originalité de l'écriture, le soin apporté à chaque plan, le travail naturel des acteurs et le propos du film, tout montre que Fernando Eimbcke a réussi son pari. Et longtemps après la projection, on garde en nous ces belles images, poignantes mais pleines d'espérance. Magali Van Reeth Signis France

Lake Tahoe
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