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Liberté

by Magali Van Reeth last modified 2010-02-15 06:00

Tony Gatlif

France, 1h45, 2009.

Marie-Josée Croze, Marc Lavoine, James Thiérrée, Arben Bajraktaraj.

24/02/2010

Inlassablement, l'œuvre de Tony Gatlif s'ancre dans la culture tzigane pour dénoncer la violence qui est réservée, un peu partout dans le monde, à ce peuple épris de liberté. Un film beau et captivant.

Français, né en Algérie, Tony Gatlif est le seul réalisateur de renommée internationale à être issu de la communauté tzigane. Son œuvre reflète son attachement au mode de vie des Roms du monde entier. Avec Latcho Drom en 1993, Gadjo Dilo en 1997 ou Exils en 2005 (prix de la mise en scène au Festival de Cannes), il puise dans les traditions, la musique et les croyances des gitans et des bohémiens, l'inspiration pour des fictions colorées, chaleureuses et puissantes. Avec Liberté, il revient sur un épisode dramatique de l'Histoire de France, lorsque pendant la Deuxième guerre mondiale près de 6000 Tziganes français furent internés pendant plusieurs années dans des camps, gérés par l'administration française. Inspirés de fait réels, la trame du film se déroule dans un petit village rural. A l'arrivée des bohémiens, venus pour les vendanges, la nouvelle institutrice propose aux enfants de rejoindre l'école tandis que de nombreux villageois insultent ces "voleurs de poules". Les tensions de la guerre seront l'occasion pour chacun de prendre partie. Si la culture tzigane est au cœur du film, avec notamment cette envie de "liberté" qui les pousse à prendre la route même lorsque des lois les en empêchent, le ton n'est pas au documentaire mais à la magie de la fiction, avec ses rebondissements, ses tensions et l'émotion apportée par les différents personnages. Liberté, c'est l'histoire éternelle de la différence qui fait peur, de ceux dont on se méfie parce qu'ils ne sont pas "d'ici". De très belles scènes ponctuent le film, notamment lors des déplacements de cette famille lorsque les vêtements des femmes claquent dans les feuilles mortes des sous-bois, dans une opposition très graphique de coloris. Très sensible à la musique tzigane, même si elle n'est pas ici le personnage principal, Tony Gatlif s'en inspire pour une mise en scène dynamique. Soulignant ainsi le drame et la mélancolie inhérente à ce peuple, qui puise sa détermination farouche dans une foi inébranlable à son mode de vie ancestral et à une dévotion sans faille au Dieu des chrétiens, notamment à travers le culte à sainte Sarah. Parmi les acteurs, on remarquera la performance de James Thiérrée. Sa grâce aérienne, son regard fiévreux collent parfaitement à ce personnage animal, à la sensibilité exacerbée, directement connecté aux soubresauts de la terre, et du monde invisible. Les autres bohémiens sont en partie de véritables Roms et Marc Lavoine a été choisi par Tony Gatlif pour "sa tête de vrai français" ! Magali Van Reeth Signis

Liberté
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